
Coordinateur du Salon du Cinéma Guinéen, Oumar Kourouma accompagne depuis plusieurs années une dynamique consacrée à la professionnalisation et au développement du 7ᵉ art en Guinée. Avec Phoenix Vision, il contribue à faire du Salon un espace de rencontres, de formation, d’échanges professionnels et de réflexion autour de l’avenir de l’industrie cinématographique guinéenne.
Dans un paysage cinématographique en pleine évolution, la Guinée voit progressivement émerger des initiatives qui cherchent à créer davantage de passerelles entre les professionnels, les talents et les différents acteurs de la chaîne du cinéma.
Parmi elles, le Salon du Cinéma Guinéen, créé en 2021 sous le label Phoenix Vision, occupe une place particulière. Pensé comme un espace professionnel et technique, le Salon réunit notamment panels, rencontres professionnelles, marché du cinéma, échanges d’expériences et réflexions sur les enjeux de structuration de l’industrie.
À la coordination de cette initiative, Oumar Kourouma s’est progressivement imposé comme l’une des voix engagées dans cette réflexion sur l’avenir du cinéma guinéen.
Faire du cinéma un véritable secteur professionnel
L’ambition du Salon dépasse la simple organisation d’un événement culturel.
Lors de sa 5ᵉ édition, Oumar Kourouma, alors présenté comme secrétaire de Phoenix Vision et délégué général du Salon, expliquait que l’objectif était notamment de comprendre les mécanismes permettant aux films guinéens d’être produits et diffusés, tout en réfléchissant aux enjeux économiques liés à leur circulation.
Cette orientation résume une partie importante de sa démarche : créer un espace où les professionnels peuvent parler du cinéma comme d’un secteur économique et professionnel, et pas uniquement comme d’une expression artistique.
Formation, production, diffusion, financement, distribution et coopération deviennent ainsi des sujets centraux.
Le Salon, un espace de formation et de rencontres
Au fil des éditions, la dimension professionnelle du rendez-vous s’est renforcée.
Le Salon accueille des discussions, des panels, des rencontres entre professionnels et des activités de formation destinées à renforcer les compétences dans différents métiers du cinéma.
Cette approche répond à un enjeu majeur pour la Guinée : disposer de davantage de compétences capables d’accompagner toute la chaîne de création, de l’écriture jusqu’à la production et à la diffusion.
Pour Oumar Kourouma et Phoenix Vision, la construction d’une industrie passe donc aussi par la formation d’une nouvelle génération de professionnels.
Le CinéLab, accompagner les projets guinéens
Cette volonté d’accompagnement trouve une illustration avec le CinéLab.
Le dispositif est destiné aux professionnels guinéens ou aux professionnels résidant en Guinée, avec l’objectif d’accompagner des projets et leurs porteurs dans leur développement.
Cette précision est importante : il ne s’agit pas d’un programme ouvert indistinctement à tous les professionnels du continent, mais d’un dispositif qui s’inscrit directement dans la dynamique de développement du secteur cinématographique guinéen.
À travers ce type d’initiative, le Salon cherche à rapprocher la réflexion de la réalité concrète des créateurs : comment transformer une idée en scénario, un scénario en projet et un projet en film ?
Une 6ᵉ édition tournée vers la construction d’une industrie
En 2026, le Salon franchit une nouvelle étape avec sa 6ᵉ édition.
Présentée au ministère guinéen de la Culture par une équipe de Phoenix Vision conduite par Oumar Kourouma, cette édition entend contribuer à l’émergence d’une véritable industrie cinématographique en Guinée.
Le thème choisi résume cette ambition :
« Bâtir une industrie cinématographique : identité culturelle, infrastructures et financements. »
Trois problématiques essentielles se retrouvent ainsi au centre des réflexions : la valorisation des récits et de l’identité culturelle guinéenne, la nécessité de disposer d’infrastructures adaptées et la question du financement des productions.
Une orientation qui intervient alors que la Guinée connaît elle-même des évolutions importantes dans ses infrastructures cinématographiques, notamment avec le projet du Cinéma Center de Conakry, dont la première pierre a été posée en avril 2026.
Kindia, une ouverture vers les territoires
La 6ᵉ édition ne se limite pas à Conakry.
Le programme prévoit également une étape régionale à Kindia, destinée notamment à la formation et à l’implication des acteurs locaux. Le grand rendez-vous national et international est ensuite prévu à Conakry en novembre.
Cette dimension territoriale traduit une volonté d’élargir la dynamique du cinéma guinéen au-delà de la capitale et de favoriser l’émergence de nouveaux espaces et de nouveaux talents.
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Salon du Cinéma Guinéen et FIF Awards : deux rendez-vous réunis
L’une des particularités majeures de l’édition 2026 est également la réunion de deux événements cinématographiques au sein d’un même rendez-vous.
Du 19 au 21 novembre 2026, au Centre culturel franco-guinéen de Conakry, le public et les professionnels retrouveront ainsi la 6ᵉ édition du Salon du Cinéma Guinéen, mais également la 4ᵉ édition des FIF Awards – Festival International du Film Awards.
Cette complémentarité permet de réunir, autour d’un même événement, les dimensions professionnelles, artistiques et compétitives du cinéma.
Le Sénégal est annoncé comme pays partenaire, tandis que Kindia est désignée comme ville invitée, renforçant encore la dimension d’ouverture du rendez-vous.
Une ouverture africaine assumée
Cette ouverture internationale n’est pas nouvelle.
Dès la 5ᵉ édition, le Sénégal avait été choisi comme pays invité d’honneur. Oumar Kourouma expliquait alors que l’ouverture internationale devait permettre aux professionnels guinéens de s’inspirer d’autres expériences et de développer de nouvelles collaborations.
Cette volonté de créer des passerelles entre cinématographies africaines constitue aujourd’hui l’un des axes importants du Salon.
Car pour les professionnels du continent, la circulation des œuvres, les coproductions, les échanges de compétences et l’accès aux marchés constituent des enjeux déterminants pour le développement des industries nationales.

Un travail qui dépasse trois jours d’événement
À travers son rôle de coordinateur, Oumar Kourouma se retrouve ainsi au cœur d’une démarche qui dépasse largement l’organisation d’un rendez-vous annuel.
Le Salon du Cinéma Guinéen cherche à créer un espace où formation, réflexion, création, accompagnement, financement et rencontres professionnelles peuvent se rencontrer.
Cette ambition prend une résonance particulière dans une Guinée qui cherche aujourd’hui à renforcer son écosystème audiovisuel et ses infrastructures dédiées au cinéma.
Pour Oumar Kourouma, le défi est donc de contribuer à faire émerger un environnement dans lequel les talents guinéens peuvent développer leurs projets, rencontrer des partenaires et inscrire leurs œuvres dans une dynamique nationale et africaine.
Du Salon du Cinéma Guinéen au CinéLab, en passant par les FIF Awards, Phoenix Vision construit progressivement un espace où les professionnels peuvent se rencontrer, apprendre, créer et réfléchir collectivement à l’avenir du 7ᵉ art guinéen.
Et derrière cette dynamique, une ambition demeure : donner au cinéma guinéen les moyens de raconter ses propres histoires, de développer ses talents et de prendre pleinement sa place dans le paysage cinématographique africain.
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